Il est des savons qu’on hésite à livrer à la douche, et donc à la disparition, tant ils réjouissent l’œil avant de séduire le nez, puis de caresser la peau. Beaux comme des galets, et comme eux imparfaitement modelés, les savons de Delphine Mercanton, vendus sous le nom de Groen labo (en flamand : « labo vert »), sont de ceux-là.
Issues du petit atelier montreusien que cette laborantine de formation reprend avec sa sœur Solange en 2019 (à la suite d’une femme médecin qui se méfiait comme de la peste des cosmétiques produits par l’industrie), les productions de Delphine intègrent aussi bien le cacao (bio) que la mangue (bio) ou l’abricot (re-bio), autant de bonnes choses que de solides mixers se chargent d’incorporer ensuite au beurre de karité ou à l’huile de coco.



Chaque pièce est ensuite moulée à la main, dans une forme de silicone, par Delphine avec le même soin que celui que l’on déploierait pour des pâtisseries de luxe. 100 pièces sont ainsi produites par semaine, au terme de 3 jours de labeur. Une étiquette conçue par Natacha Veen, graphiste réputée dont la devise « let me fly » dit assez les aspirations poétiques, vient envelopper la chose. Tout ici est bien sûr conçu sans additifs et autres produits allergènes, cet engagement étant dûment vérifié par les services compétents du canton.
Sept références constituent la gamme de Groen Labo : 5 savons, 1 déodorant et 1 après-shampoing. On trouve l’essentiel de cette offre au Radis, ainsi que dans 15 épiceries de Suisse romande.
Antoine
