Delphine Rouvé

A l’autre extrémité du panel, le premier numéro de coopérateur encore actif aujourd’hui est le numéro 3

Et quand je vérifie à qui il appartient, je découvre qu’il s’agit de notre comptable et membre du comité, Delphine Rouvé.

Elle fait donc partie de la coopérative depuis le début.  Même si elle dit que ses souvenirs ne sont pas nets, l’essentiel de l’aventure se dessine clairement dans ses mots. Une affiche attira son attention et elle se rendit à la séance d’information qui avait généré un vif intérêt chez les bellerins. La Maison de la Paroisse s’avéra être insuffisante pour accueillir le grand nombre de personnes présentes, et le pasteur proposa de se déplacer au temple. Myriam et Thibaut présentèrent le projet, et ce fut le début de l’histoire. (Aujourd’hui les fondateurs ne sont plus membres de la coopérative).

Elle se souvient aussi des séances de brainstorming pour trouver le nom. Le Radis, premier légume qui apparaît au printemps, petit, rond et croquant, fut le choix définitif.

Sa formation comme juriste la poussa à participer à la rédaction des statuts, et à s’occuper de l’inscription au registre du commerce.  Bref, elle avoue s’être lancée sans trop réfléchir, et actuellement elle officie au sein du comité et s’occupe merveilleusement bien de notre comptabilité.

Le Radis démarra son existence sans magasin, d’une manière un peu précaire : on allait chercher les produits dans différents points de collectes dans Bex, avec un système de pré-commande. Le premier jour de l’été, le 21 juin 2019, le Radis ouvrait ses portes.  Progressivement tout se mettait en place.  La première chambre froide était garée sur le parking de la paroisse. Il n’y avait pas de système de caisse, elle passait prendre l’argent à la fin du jour et l’amenait à la banque. 

Delphine est motivée par le soutien aux producteurs locaux.  Pour elle, le Radis est une belle histoire, qui vit des hauts et des bas. Le Covid marqua une inflexion de succès, en jonglant avec les normes à respecter. Puis après la pandémie, le soufflé tomba un peu. 

Quand le rythme de vie fou a repris le dessus, on voit que moins de personnes font leurs achats au magasin. Elle-même, elle est sur Lausanne toute la journée, et en plus elle a trois hommes à la maison qui sont de grands carnivores, donc elle fait rarement les achats au magasin. En revanche, elle est indispensable dans son rôle de comptable ! 

Elle n’ose pas faire des projections de futur, mais elle pense qu’il s’agit d’un excellent tremplin pour des producteurs qui veulent se faire connaître, un espace où on fait des rencontres, et que Bex a de la chance d’avoir le Radis dans une période où plein de magasins disparaissent les uns après les autres.

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